On le sait depuis quelques mois maintenant, certains modèles de Mac Pro ont une fâcheuse tendance à laisser échapper de curieuses vapeurs aux odeurs nauséabondes, ce qui provoque chez certaines personnes des maux de tête et même des vertiges. Malgré les différentes tentatives d’Apple de « colmater les fuites » en changeant certaines pièces, ce problème récurrent persiste. Voyant Cuppertino sans réactions, un chercheur du CNRS s’est penché sur le problème en soumettant ladite machine à Greenpeace pour déterminer le niveau de toxicité de ces émanations.On imagine « le bonheur sans retenue » des équipes de l’organisation écologique, qui ont aussitôt confié l’appareil à un labo spécialisé indépendant, pour étudier la structure moléculaire en 3D de ces gaz. Selon Bernard Tailliez, le directeur de ce laboratoire, les résultats sont préoccupants, pas moins de « 7 contaminants organiques volatils… » ont été découverts, parmi eux il y a du styrène, du benzène et d’autres dérives….
Pour la toxicologue Sylvie Tissot, il faut relativiser le coté réellement nocif de ces émanations, mais qui peuvent tout de même poser des problèmes d’irritation des yeux, de la peau pouvant aller jusqu’aux voies respiratoires… pour les personnes qui sont en face de leurs machines 8h par jour. Comme c’est souvent le cas, le mutisme est de mise chez Apple, une attitude inacceptable face à un problème aussi serieux.
Dommage qu’il n’existe pas encore de pétition en ligne pour faire bouger les choses !